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O CASTENDO

TERRAS DE PENALVA ONDE «A LIBERDADE É A COMPREENSÃO DA NECESSIDADE»

O CASTENDO

TERRAS DE PENALVA ONDE «A LIBERDADE É A COMPREENSÃO DA NECESSIDADE»

Luís Cília canta José Saramago: Dia não

Dia não

De paisagens mentirosas
de luar e alvoradas
de perfumes e de rosas
de vertigens disfarçadas.

Que o poema se desnude
de tais roupas emprestadas
seja seco, seja rude
como pedras calcinadas.

Que não fale em coração
nem de coisas delicadas
que diga não quando não
que não finja mascaradas.

De vergonha se recolha
se as faces tiver molhadas
para seus gritos escolha
as orelhas mais tapadas.

E quando falar de mim
em palavras amargadas
que o poema seja assim
portas e ruas fechadas.

Ah! que saudades do sim
nestas quadras desoladas.
José Saramago / Luís Cília

Para ver e ouvir  «Dia não» de José Saramago:

 

Para Ler:

adaptado de um e-mail enviado pelo Jorge

                                                                    

Luís Cília canta Georges Brassens: Pobre Martinho

Pauvre Martin

Avec une bêche à l'épaule
Avec, à la lèvre, un doux chant
Avec, à la lèvre, un doux chant
Avec, à l'âme, un grand courage
Il s'en allait trimer aux champs

Pauvre Martin, pauvre misère
Creuse la terre creuse le temps!
Pauvre Martin, pauvre misère
Creuse la terre creuse le temps!

Pour gagner le pain de sa vie
De l'aurore jusqu'au couchant
De l'aurore jusqu'au couchant
Il s'en allait bêcher la terre
En tous les lieux, par tous les temps

Pauvre Martin, pauvre misère
Creuse la terre creuse le temps!
Pauvre Martin, pauvre misère
Creuse la terre creuse le temps!

Sans laisser voir, sur son visage
Ni l'air jaloux ni l'air méchant
Ni l'air jaloux ni l'air méchant
Il retournait le champ des autres
Toujours bêchant, toujours bêchant!

Pauvre Martin, pauvre misère
Creuse la terre creuse le temps!
Pauvre Martin, pauvre misère
Creuse la terre creuse le temps!

Et quand la mort lui a fait signe
De labourer son dernier champ
De labourer son dernier champ
Il creusa lui-même sa tombe
En faisant vite, en se cachant

Pauvre Martin, pauvre misère
Creuse la terre creuse le temps!
Pauvre Martin, pauvre misère
Creuse la terre creuse le temps!

Il creusa lui-même sa tombe
En faisant vite, en se cachant
En faisant vite, en se cachant
Et s'y étendit sans rien dire
Pour ne pas déranger les gens

Pauvre Martin, pauvre misère
Dors sous la terre dors sous le temps
Pauvre Martin, pauvre misère
Dors sous la terre dors sous le temps
Pauvre Martin, pauvre misère
Dors sous la terre dors sous le temps

Georges Brassens

 

Para ver e ouvir  «Pauvre Martin (Pobre Martinho)» de Georges Brassens:

  • 1972 - Luís Cília - "Pobre Martinho"  (1972 - Luís Cília na TV francesa canta "Pauvre Martin" de George Brassens, em português, na presença do próprio Brassens e de Paco Ibañez que o apresenta) 

 

Para Ler:

adaptado de um e-mail enviado pelo Jorge

                                                                    

Georges Brassens canta Victor Hugo: La légende de la nonne

La légende de la nonne

 

Venez, vous dont l'œil étincelle
Pour entendre une histoire encor
Approchez: je vous dirai celle
De doña Padilla del Flor
Elle était d'Alanje, où s'entassent
Les collines et les halliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Il est des filles à Grenade
Il en est à Séville aussi
Qui, pour la moindre sérénade
A l'amour demandent merci
Il en est que parfois embrassent
Le soir, de hardis cavaliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Ce n'est pas sur ce ton frivole
Qu'il faut parler de Padilla
Car jamais prunelle espagnole
D'un feu plus chaste ne brilla
Elle fuyait ceux qui pourchassent
Les filles sous les peupliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Elle prit le voile à Tolède
Au grand soupir des gens du lieu
Comme si, quand on n'est pas laide
On avait droit d'épouser Dieu
Peu s'en fallut que ne pleurassent
Les soudards et les écoliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Or, la belle à peine cloîtrée
Amour en son cœur s'installa
Un fier brigand de la contrée
Vint alors et dit : "Me voilà!"
Quelquefois les brigands surpassent
En audace les chevaliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Il était laid : les traits austères
La main plus rude que le gant
Mais l'amour a bien des mystères
Et la nonne aima le brigand
On voit des biches qui remplacent
Leurs beaux cerfs par des sangliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

La nonne osa, dit la chronique
Au brigand par l'enfer conduit
Aux pieds de Sainte Véronique
Donner un rendez-vous la nuit
A l'heure où les corbeaux croassent
Volant dans l'ombre par milliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Or quand, dans la nef descendue
La nonne appela le bandit
Au lieu de la voix attendue
C'est la foudre qui répondit
Dieu voulu que ses coups frappassent
Les amants par Satan liés
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Cette histoire de la novice
Saint Ildefonse, abbé, voulut
Qu'afin de préserver du vice
Les vierges qui font leur salut
Les prieurs la racontassent
Dans tous les couvents réguliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Paroles: Victor Hugo

Musique: Georges Brassens (1956)

Para ver e ouvir  Georges Brassens a cantar «La légende de la nonne» de Victor Hugo clicar AQUI

     Para ver e ouvir Barbara clicar AQUI   

Para Ler:

adaptado de um e-mail enviado pelo Jorge                                      

                                                                   

Georges Brassens - «Les copains d'abord»

Les copains d'abord
       
Non, ce n'était pas le radeau
De la Méduse, ce bateau
Qu'on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord

Ses fluctuat nec mergitur
C'était pas d'la littérature
N'en déplaise aux jeteurs de sort
Aux jeteurs de sort
Son capitaine et ses mat'lots
N'étaient pas des enfants d'salauds
Mais des amis franco de port
Des copains d'abord

C'étaient pas des amis de luxe
Des petits Castor et Pollux
Des gens de Sodome et Gomorrhe
Sodome et Gomorrhe
C'étaient pas des amis choisis
Par Montaigne et La Boétie
Sur le ventre ils se tapaient fort
Les copains d'abord

C'étaient pas des anges non plus
L'Évangile, ils l'avaient pas lu
Mais ils s'aimaient toutes voiles dehors
Toutes voiles dehors
Jean, Pierre, Paul et compagnie
C'était leur seule litanie
Leur credo, leur confiteor
Aux copains d'abord

Au moindre coup de Trafalgar
C'est l'amitié qui prenait l'quart
C'est elle qui leur montrait le nord
Leur montrait le nord
Et quand ils étaient en détresse
Qu'leurs bras lançaient des S.O.S.
On aurait dit des sémaphores
Les copains d'abord

Au rendez-vous des bons copains
Y avait pas souvent de lapins
Quand l'un d'entre eux manquait à bord
C'est qu'il était mort
Oui, mais jamais, au grand jamais
Son trou dans l'eau n'se refermait
Cent ans après, coquin de sort
Il manquait encore

Des bateaux j'en ai pris beaucoup
Mais le seul qui ait tenu le coup
Qui n'ait jamais viré de bord
Mais viré de bord
Naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord

Paroles et Musique: Georges Brassens 1964
© Editions musicales 57

 

Para ver e ouvir  Georges Brassens a cantar «Les copains d'abord» clicar AQUI e AQUI   

adaptado de um e-mail enviado pelo Jorge                                      

                                                                   

Georges Brassens canta Victor Hugo: Gastibelza

Gastibelza (l'homme à la carabine)

 

Gastibelza, l'homme à la carabine,
. . Chantait ainsi :
"Quelqu'un a-t-il connu doña Sabine ?
. . Quelqu'un d'ici ?
Chantez, dansez, villageois ! la nuit gagne
. . Le mont Falu...
Le vent qui vient à travers la montagne
. . Me rendra fou."

"Quelqu'un de vous a-t-il connu Sabine,
. . Ma señora ?
Sa mère était la vieille maugrabine
. . D'Antequera,
Qui chaque nuit criait dans la tour Magne
. . Comme un hibou...
Le vent qui vient à travers la montagne
. . Me rendra fou."

"Vraiment, la reine eût, près d'elle, été laide
. . Quand, vers le soir,
Elle passait sur le pont de Tolède
. . En corset noir.
Un chapelet du temps de Charlemagne
. . Ornait son cou...
Le vent qui vient à travers la montagne
. . Me rendra fou."

Le roi disait, en la voyant si belle,
. . A son neveu :
"Pour un baiser, pour un sourire d'elle,
. . Pour un cheveu,
Infant don Ruy, je donnerais l'Espagne
. . Et le Pérou !
Le vent qui vient à travers la montagne
. . Me rendra fou."

"Je ne sais pas si j'aimais cette dame,
. . Mais je sais bien
Que, pour avoir un regard de son âme,
Moi, pauvre chien,
J'aurais gaîment passé dix ans au bagne
. . Sous les verrous...
Le vent qui vient à travers la montagne
. . Me rendra fou."

"Quand je voyais cette enfant, moi le pâtre
. . De ce canton,
Je croyais voir la belle Cléopâtre,
. . Qui, nous dit-on,
Menait César, empereur d'Allemagne,
. . Par le licou...
Le vent qui vient à travers la montagne
. . Me rendra fou."

"Dansez, chantez, villageois, la nuit tombe
. . Sabine, un jour,
A tout vendu, sa beauté de colombe,
. . Tout son amour,
Pour l'anneau d'or du comte de Sardagne,
. . Pour un bijou...
Le vent qui vient à travers la montagne
. . M'a rendu fou."

Paroles: Victor Hugo

Musique: Georges Brassens (1954)

note: Poème de 1837 («Guitare» pièce XXII du recueil «Les rayons et les ombres») légèrement transformé par Georges Brassens.

Para ver e ouvir  Georges Brassens a cantar «Gastibelza» de Victor Hugo clicar AQUI   

Para Ler, Ver e Ouvir:

adaptado de um e-mail enviado pelo Jorge                                      

                                                                   

Louis Aragon - Il n'y a pas d'amour heureux


                                                               

Il n'y a pas d'amour heureux

                  

(Louis Aragon)

                             

Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
          Il n'y a pas d'amour heureux

                 

Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
          Il n'y a pas d'amour heureux

                      

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
          Il n'y a pas d'amour heureux

            

Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
          Il n'y a pas d'amour heureux

                
Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs
          Il n'y a pas d'amour heureux
          Mais c'est notre amour à tous les deux

                                                         

(La Diane Francaise, Seghers 1946)

                 

Ver e ouvir AQUI cantada por Georges Brassens 

                 

Ver e ouvir AQUI cantada por Danielle Darrieux

                           

Ver e ouvir AQUI cantada por Françoise Hardy

            

                                 
                                                                                           

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